FORMATION PRO - L'âme du film, le plaisir du jeu : acteurs et réalisateurs autour de la caméra

Formation
Du 10 au 29 octobre 2022
Inscriptions jusqu'au 23 septembre 2022
Marseille
Avec César Vayssié, Jérémie Dubois, Sarah Arnold, Claire Simon, Jean-Marc Moutout et Liza Ignazi
L'âme du film, le plaisir du jeu

Ce stage permettra aux réalisateurs comme aux comédiens de se confronter aux particularités et aux subtilités du jeu et de sa direction, en se plaçant tour à tour à leur propre poste, mais aussi à celui de leurs partenaires.
Sur une durée de trois semaines, les stagiaires seront amené·e·s à se diriger les uns les autres autour de séquences apportées tant par les stagiaires réalisateurs que par les formateurs, depuis l’étape de lecture à la table et d’expérimentation du jeu et des dialogues, jusqu’à l’immersion en conditions réelles au cœur des libertés et contraintes spécifiques du cinéma et de la télé. Les formats Internet et smartphones seront aussi traversés, au-delà de leur valeur culturelle de formats émergents, comme une mise en condition, un assouplissement technique préalable, donnant du sens à la démarche et permettant aux stagiaires de retrouver le plaisir du jeu et de la création.

Objectifs pédagogiques :

Pour tou.te.s :
- Capacité à s’adapter à différents profils d’acteurs / de réalisateurs / de fictions / de formats

Pour les réalisateurs :
- Diriger les comédiens pendant un tournage

- Maîtriser le cadrage, la façon de filmer, en fonction de l’effet recherché sur le jeu.

- Apprendre à faire confiance à ses acteurs et à créer les conditions de cette confiance et de l’écoute mutuelle.

- Savoir préparer la direction d’un acteur dès l'exposition de ses intentions narratives et à lui formuler clairement et précisément ses intentions. 

Pour les acteurs :
- Acquérir une conscience accrue de ce qui se passe de manière globale sur un tournage, selon le format, et de ce que l’on attend d’eux.

- Être capable de faire évoluer leur jeu sur demande, sans frein ou inhibition

- Savoir conserver une neutralité, une disponibilité, ou une grande inventivité / productivité, selon les attentes du réalisateur et les exigences du format
Pouvoir s’adapter de façon souple aux contraintes d’un tournage.
- Apprivoiser la caméra et savoir tirer parti de toutes les contraintes des différents formats et de la mise en scène. 

MODALITÉS

Du 10 au 29 octobre 2022 à Marseille
Formation entièrement en présentiel
Durée du stage : 
18 jours / 126 heures
Public concerné : comédien·ne·s professionnel·le·s ayant une expérience de tournage ; réalisateur·trice·s ayant le désir de perfectionner la direction d'acteurs
Conditions d'accès : avoir des droits à la formation disponibles auprès de l'AFDAS (autres financements : nous contacter)
Tarifs : nous contacter
Informations & inscription : formationpro@lareplique.org / 04 26 78 12 80
Date limite d'inscription : vendredi 23 septembre 2022
Dans un souci d'inclusion et d'amélioration de notre accessibilité, nous vous invitons à signaler d'éventuelles situations de handicap afin que nous puissions en tenir compte au mieux.

 

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Pour les comédiens n'ayant pas de droits Afdas (hors carence)
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Intervenant(s)
César Vayssié

César Vayssié investit plusieurs champs artistiques et développe la relation art et politique. Chorégraphe ignorant, il aborde la danse comme phénomène emblématique de l'engagement du corps, à travers des films et des performances qui conceptualisent la mixité des genres et des compétences. Il travaille souvent avec des étudiants et des jeunes artistes pour sonder la manière dont ils abordent le désir amoureux, artistique et politique dans une société bouleversée. Il collabore avec Boris Charmatz, Philippe Quesne, François Chaignaud, Yves Pagès, Olivia Grandville…Ses travaux ont été montrés au Folkwang Museum (Essen), au Théâtre Nanterre-Amandiers, au MuCEM et Actoral à Marseille, à la FIAC Paris, à la Tate Modern et à l’ICA à Londres, au MOMI et MoMA à New-York, à Tanzquartier ou Impulstanz à Vienne, au Festival de la Cité de Lausanne, au Festival Belluard à Fribourg… et dans de nombreux lieux dédiés à l'image et au spectacle vivant. Il intervient à travers des workshops, masterclass et mentoring (Ensad-Paris, Moscow Film School, Bern University of Art (CH), University of Antio quia Medellin, Isdat Toulouse…). Son film UFE(UNFILMEVENEMENT) a remporté le Prix Georges De Beauregard National et le Prix du public au FID Marseille 2016. Son dernier film NE TRAVAILLE PAS a obtenu le FIPRESCI PRIZE à la VIENNALE 2018.

Jérémie Dubois

Jérémie a étudié les sciences politiques avant de se former à la NFTS à Londres et la Femis à Paris et devenir scénariste. Il a écrit une dizaine de courts dont deux ont été sélectionnés à Cannes, plusieurs longs notamment avec Carlo Francisco Manatad (Philippines, festivals de Locarno & Toronto 21), Zhang Tao (Chine, prix de la Cinéfondation 20 & du TorinoFilmLab 21, tournage printemps 22), Akihiro Hata (France/Japon, tournage fin 22) et Vincent Macaigne (France). Jérémie écrit actuellement avec Ahmed Fawzi (Egypte, Cannes Cinefondation 22), Yi-Tzu Lan (Taïwan) et Jonas Gulbransen (Norvège). Il a également réalisé un court-métrage qui a été sélectionné à Clermont-Ferrand en 2022.
Jérémie intervient également en tant que consultant en scénario notamment au sein d’ateliers d’écriture en Asie/Afrique/Moyen-Orient via Produire au Sud.

Sarah Arnold

Née en 1980 à Zurich (Suisse), et de nationalité italo-suisse, Sarah Arnold a vécu une partie de son enfance sur un voilier entre l'Afrique et le Brésil. En 2006, elle se diplôme à L'ENSAV de Toulouse puis s'installe à Paris et travaille dans la production. En 2010, son premier court-métrage Leçon de Ténèbres connaît un remarquable parcours en festivals et reçoit le Prix du Jury au festival de Turin. En 2014 Totems reçoit le Pardino d’Oro dans la section nationale. Parades remporte le prix du jury jeune au festival de Locarno en 2017. En 2020, elle termine l'écriture de son premier long-métrage.

Claire Simon

Née à Londres, elle apprend le cinéma par le biais du montage, et tourne parallèlement des courts métrages de manière totalement indépendante. Parmi ses films les plus remarqués, on se souvient de La Police en 1988 ou de Scènes de ménage avec Miou Miou, en 1991. Elle découvre la pratique du cinéma direct aux Ateliers Varan et réalise plusieurs films documentaires : Les Patients, Récréations, et Coûte que coûte qui seront primés dans de nombreux festivals. Ces deux derniers films sortiront en salle, signes d’une nouvelle école documentaire dans le cinéma français. En 1997, elle présente à la Quinzaine des réalisateurs son premier long métrage de fiction Sinon oui, histoire d’une femme qui simule une grossesse et vole un enfant. Elle réalise pour Arte un film avec les élèves du TNS au parlement européen, Ça c’est vraiment toi, mi fiction mi documentaire qui recevra au festival de Belfort les grands prix du documentaire et de la fiction. Après une expérience théâtrale, elle renoue avec le documentaire en tournant 800 km de différence/romance et Mimi (festival de Berlin 2003) tous deux sortis en salle. Son deuxième long métrage de fiction : Ça brûle est présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2006. On retrouve cette caractéristique dans GARE DU NORD (2013 avec Nicole Garcia, François Damiens, Reda Kateb, Monia Chokri) et GEOGRAPHIE HUMAINE (documentaire) l’occasion pour la cinéaste de comparer notre passage sur terre à un passage dans une gare. Dans son documentaire très remarqué LE BOIS DONT LES RÊVES SONT FAITS (2015), Claire Simon filme le Bois de Vincennes comme la forme accessible d’un paradis perdu, un lieu dans lequel chacun vient trouver refuge et invente son utopie. Le film est nominé pour le Prix Louis-Delluc 2016. LE CONCOURS (2016), reçoit le Prix du meilleur documentaire cinéma à la Biennale de Venise 2016. PREMIERES SOLITUDES réalisé en 2017 est présenté au Forum à la Berlinale 2018. Un portrait drôle et malicieux qui bat en brèche tous les clichés sur les ados d’aujourd’hui. Une série documentaire LE  VILLAGE, neuf heures de suspense autour du documentaire et de l’agriculture dans un petit village d’Ardèche. Vignerons ou diffuseurs de documentaire sont confrontés aux lois du marché pour faire et vendre ce qu’ils aiment : des films, du vin, des fruits…

Jean-Marc Moutout

Après avoir suivi une formation de comédien au cours Simon, Jean-Marc Moutout entreprend des études de scénariste à l’IAD (Institut des arts de diffusion) de Bruxelles. Ses courts métrages remportent immédiatement un franc succès dans les festivals, notamment Tout doit disparaître !, nommé pour le césar du Meilleur court métrage. Après la réalisation d’un téléfilm pour Arte, Libre circulation, il signe son premier long métrage en 2004 avec Violence des échanges en milieu tempéré mettant en scène un jeune salarié dont la mission principale est de choisir le personnel qui ne sera pas licencié. En 2008 sort son second long métrage, La Fabrique des sentiments avec Elsa Zylberstein, sélectionné au Festival de Berlin. Son troisième long métrage De bon matin, avec Jean-Pierre Daroussin et Valérie Dréville, sort en 2011. Pour la télévision, il participe notamment à l'écriture et à la réalisation de la première saison du Bureau des Légendes, et à l'écriture de la mini-série Victor Hugo. 

Liza Ignazi

Depuis 2002, elle est monteuse de documentaires, de fictions, de bandes-annonces, et films institutionnels. Depuis 2000, elle est assistante monteuse sur des films de Raùl Ruiz, Léos Carax, Régis Wargnier, Laetitia Masson, Anne Fontaine, Emmanuel Mouret, Pascal Bonitzer, Ramzy Bédia, Olivier Baroux, Danielle Arbid. Fin 2014 et 2015, elle intervient à la Fémis et au Conservatoire Libre du Cinéma Français.